Inquiétudes chez les membres de D&P à l’approche de l’Assemblée pléniaire

À l’approche de l’Assemblée plénière de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CÉCC), qui se tiendra du 17 au 21 octobre, on sent une profonde inquiétude chez les membres de Développement et Paix (D&P) qui s’opposent à toute réforme pro-vie de l’organisme.

Cette nouvelle vague d’angoisse a été provoquée par le communiqué de presse du 26 septembre dernier émis par la CÉCC. Depuis plus de deux ans, la CÉCC tente timidement de réformer D&P parce qu’il est devenu clair que l’organisme finance des partenaires dans les pays en développement qui mènent des activités diamétralement opposées à la foi catholique, notamment par leur appui à l’avortement, la contraception et l’homosexualité.

Étrangement, les membres de D&P ne veulent pas de ces réformes. Ils se sont montrés particulièrement perturbés par un extrait du communiqué qui suggère que l’organisme devra travailler avec les évêques de chaque pays pour s’assurer que les fonds ne sont pas donnés à des partenaires qui vont miner les moeurs locaux. Les mots du communiqué, tels que rapportés par Radio Ville-Marie, sont assez anodins:

« La réunion a permis de constater que Développement et Paix et la CECC conviennent l’une et l’autre qu’il est important d’inclure les évêques diocésains des pays du Sud dans les dialogues, les discussions et les relations qui font partie intégrante du travail de développement. Il a aussi été convenu que Développement et Paix consultera le Comité permanent de la CECC lorsqu’elle fera face à des questions ou des situations préoccupantes ». (Source)

Pourtant, les membres de D&P y voient une tentative de la part des évêques canadiens d’exercer un contrôle croissant sur l’organisme. Pis? Où est le problème? Après tout, D&P n’est-il pas l’organisme de charité officiel des évêques canadiens? La majorité des dons ne sont-ils pas recueillis dans nos paroisses? Les évêques ne sont-ils pas en droit d’exercer assez de contrôle pour s’assurer que les fonds soient utilisés à des fins qu’ils endossent? Il me semble que les demandes des évêques sont très minimales et qu’ils auraient raison de vouloir exercer des contrôles beaucoup plus serrés compte tenu des excès découverts.

Il est par ailleurs suspect de voir les membres de D&P s’opposer à ce que les évêques locaux soient consultés avant que l’argent soit versé. Si le gouvernement fédéral dépensait des fonds au Québec dans les champs de compétence du gouvernement provincial, ne grimperaient-ils pas aux rideaux?  Mais ces mêmes membres n’hésitent pas à mandater D&P de s’ingérer dans les champs de compétence des évêques du Sud et d’y dépenser des fonds sans aucune permission. Il s’agit d’une contradiction flagrante, un nouvel impérialisme du Nord sur le Sud.

John Pacheco, fondateur de Socon or Bust, a été brièvement cité dans l’article. On a relaté ses inquiétudes face au fait que D&P continue d’être accordé autant de latitude par les évêques malgré tous les problèmes décelés. Cependant, Radio Ville-Marie n’a pas correctement rapporté le reste de ses propos. L’article affirme que John « promet de dévoiler prochainement de nouvelles preuves du financement à des groupes en faveur de l’avortement ». C’est faux. John a promis dévoiler prochainement de nouvelles preuves de financement à des groupes qui agissent à l’encontre de l’enseignement de l’Église. Il n’a pas parlé spécifiquement d’avortement pour les partenaires à venir dans les prochains jours.

J’encourage tous nos lecteurs à prier pour que la volonté de Dieu soit accomplie lors de l’Assemblée plénière des évêques la semaine prochaine. Ce sera sans doute un moment déterminant pour l’avenir de D&P et de l’Église canadienne.

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